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Caroline Berthon

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Caroline

De la fuite dans les idees
April 08

Lignes de fuite

En faisant une petite recherche google sur la fuite, je suis tombee sur cet article interessant, le concept de ligne de fuite elabore par Felix Guattari et Gilles Deleuze :

http://transversel.apinc.org/spip/article.php3?id_article=437

Dans l’univers des dispositifs de pouvoir, dans ce monde tellement blindé de rôles et de rapports qu’il n’en finit pas de mourir, l’émancipation ne se pose pas comme un programme, un projet alternatif mais comme une perspective, une ligne : la ligne de fuite.

Le concept de ligne de fuite a été élaboré par Félix Guattari et Gilles Deleuze. Ils distinguent pour cela au sein de nos vies trois types de ligne : la ligne dure, la ligne souple et la ligne de fuite. Les lignes dures sont celles des dispositifs de pouvoir. Tant que nous restons sous contrôle, nous nous contentons de passer d’un segment dur à l’autre : de l’école à l’université, puis au salariat et enfin la retraite. Les lignes dures nous promettent un « avenir », une carrière, une famille, une destinée à accomplir, une vocation à réaliser. Les lignes souples sont différentes mais voguent autour des lignes dures sans les remettre en question : histoires de famille, désirs cachés, rêveries pendant les cours, vilain petit secret, discussions à voix basses autour de la machine à café, micro-politique. Ce sont ces liens qui s’immiscent même au cœur d’un univers de rapports, ces petits refus de respecter le règlement ou le code de la route, ces grèves ponctuelles, ces cours séchés. D’un passage par une ligne souple, tu reviens rapidement sur la ligne dure : tout rentre dans l’ordre.

Et enfin il y a les lignes de fuite, et de celles-ci nous ne revenons jamais au même endroit. « Une vraie rupture est quelque chose sur quoi on ne peut pas revenir, qui est irrémissible parce qu’elle fait que le passé a cessé d’exister » (Deleuze et Guattari citant Fitzgerald dans Mille Plateaux). Les lignes de fuite ne définissent pas un avenir mais un devenir. Il n’y a pas de programme, pas de plan de carrière possible lorsque nous sommes sur une ligne de fuite. « On est devenu soi-même imperceptible et clandestin dans un voyage immobile. Plus rien ne peut se passer ni s’être passé. Plus personne ne peut rien pour moi ni contre moi. Mes territoires sont hors de prise, et pas parce qu’ils sont imaginaires, au contraire, parce que je suis entrain de les tracer » (Mille Plateaux). « Nous devons inventer nos lignes de fuite si nous en sommes capables, et nous ne pouvons les inventer qu’en les traçant effectivement, dans la vie » (ibidem). La destination est inconnue, imprévisible. C’est un devenir, un processus incontrôlable. C’est notre ligne d’émancipation, de libération. Elle est le contraire du destin ou de la carrière. Et c’est sur une telle ligne que je peux enfin me sentir vivre, me sentir libre.

Et pourtant si Félix et Gilles définissent trois lignes (et non deux), c’est bien pour nous garder de tout dualisme. Il n’y a pas d’un côté les méchantes lignes dures et de l’autre les bonnes lignes de fuite. Le dualisme est plutôt celui de la morale et des dispositifs de pouvoir. Prendre une ligne de fuite ne signifie pas « prendre la bonne voie » mais « expérimenter ». Il n’y a pas de dualisme tout d’abord parce que les lignes dures nous sont parfois vitales (pour nous nourrir et avoir un endroit où dormir) bien qu’elles travaillent nos corps, nous découpent, surcodent nos manières de percevoir, d’agir, de sentir. Le travail visant à miner ces lignes est délicat car il se fait non seulement contre l’Etat mais aussi sur soi.

Ensuite les lignes de fuite sont les plus dangereuses parce qu’elles sont réelles et pas du tout imaginaires (ce sont les lignes souples qui sont imaginaires : rêveries, fantasmes, utopies révolutionnaires, ragots,...) . Avant de suivre une ligne de fuite il faut pouvoir la tracer. Sinon cela peut nous mener à la catastrophe : paranoïa, suicide, overdose, hôpital psychiatrique, solitude, alcoolisme ou dépression. La ligne de fuite tourne en ligne d’abolition, notamment lorsque quelqu’un fuit seul(e), fuit les autres au lieu de fuir les dispositifs. Mais même à plusieurs, la fuite peut nous emmener tout droit dans un trou noir, un micro-fascisme, une secte ou un groupuscule de lutte armée, puis la prison et la mort. Dans ce cas nous avons effectivement fui nos lignes dures mais pour se faire rabattre sur des lignes bien pires encore. La désertion est une expérimentation périlleuse aussi parce qu’elle n’est pas encadrée : nous devons tracer nous-mêmes nos lignes de fuite.

Enfin, dans nos vies, toutes les lignes sont entremêlées. A la multitude des dispositifs de pouvoir correspond une multitude de lignes dures autour desquelles se tortillent une myriade de lignes souples. Et de chaque dispositif une multiplicité de désertions sont possibles. Malgré tout une émancipation globale ne se résume pas à la fuite de tous les dispositifs : ce serait là l’erreur de vouloir faire de l’émancipation une fin-en-soi, d’unifier les lignes de fuite en un programme politique. Les émancipations sont autant de libérations que de difficultés et de dangers. C’est parfois en repassant ponctuellement par des lignes dures que nous élaborerons nos meilleures désertions : un boulot saisonnier pour financer une caravane permanente, une petite subvention ponctuelle pour construire une zone d’autonomie collective, un passage par le dispositif RMI pendant un an pour repartir de plus belle ensuite.

Les lignes dures ne sont pas à considérer de manière morale mais de manière éthique et stratégique : 
  - Ethique car ces dispositifs ne sont pas neutres et peuvent rapidement nous asservir et nous façonner (d’où ma proposition de n’y faire que des passages furtifs). 
  - Stratégique car ces passages sur les lignes dures peuvent nous permettre de propulser nos désertions et établir nos plans d’émancipation. Argent, salariat, action politique, médiatisation, subvention, voiture, propriété privée, peuvent parfois nous servir pour enclencher une évasion ou bien éviter la répression. Toute la difficulté est de ne pas se laisser rabattre sur une ligne dure lors de ces incursions.

Car ce dont il s’agit dans ces exemples ce n’est pas de choisir une ligne dure moins pire que les autres (le RMI plutôt que le salariat, une conjugalité sans enfant plutôt que le projet familial, l’agriculture biologique plutôt que l’agriculture conventionnelle). Cela serait passer d’une ligne dure à une autre sans jamais fuir quoi que ce soit. Il s’agit de tracer astucieusement un plan d’émancipation ; le tracer tout en l’expérimentant au jour le jour, et en slalomant entre les tentatives de rabattement. Parce que les dispositifs de pouvoir essayent par tous les moyens de rattraper les déserteurs et des déserteuses : c’est l’assistance sociale qui veut nous réinsérer, le conseiller d’orientation et nos parents qui veulent nous aider à définir notre avenir, le syndicat qui veut nous encarter à la fin de la grève sauvage nos ami(e)s et parents qui veulent « sauver notre mariage », la psychothérapie, les juges, les flics, et moi-même. Et oui. Moi-même lorsque je rédige mon CV et élabore mon projet de vie, de carrière, mon avenir. Le risque du rabattement ne vient pas que de l’extérieur et c’est pour cela que les problèmes ne sont pas seulement politiques mais bien éthiques : c’est dans mes peurs, mes préjugés, mes besoins, mes dépendances, mes habitudes, mon mode de vie que se cachent le rabattement, l’auto répression, l’autodiscipline. Le flic est en moi.

La fuite n’est donc pas simplement désertion du champ de bataille, évasion d’une prison, fugue de l’école ou de la famille, rupture conjugale. Nous constituons nos propres dispositifs de pouvoir et d’aliénation. La fuite peu aussi bien être immobile, en tant que renversement des rapports, ruine du dispositif, soustraction aux rôles attendus, refus d’obéir. Non pas fuite de l’autre mais élaboration d’une autre relation à l’autre. Il y a des dispositifs qu’il nous faudra fuir réellement tant ils nous anéantissent mais il y a ces dispositifs que nous avons bâtis nous-mêmes (ces collectifs devenus communautés terrible, ces couples devenus conjugalités, ces familles devenues patriarcales et cloisonnées). Ces rapports que nous avons laissé s’établir, il s’agit désormais de les renverser, d’établir une autre relation à soi et aux autres, d’élaborer d’autres modes d’existence.

Nos lignes de fuites progressent au sein de ces expériences.

remerciements à SIMON pour ses travaux : nous vous rappelons que vous pouvez joindre Simon par mail : fuite@no-log.org

April 02

C'est le printemps :-)

Et je me dis qu'il est temps d'ecrire quelques mots dans ce blog !

Cette periode me fait penser a ce poeme de Rimbaud que j'aime tant, les reparties de Nina :

..."De chaque branche, gouttes vertes,
     Des bourgeons clairs,
On sent dans les choses ouvertes
     Frémir des chairs

Tu plongerais dans la luzerne
     Ton blanc peignoir,
Rosant à l'air ce bleu qui cerne
     Ton grand oeil noir

Amoureuse de la campagne,
     Semant partout,
Comme une mousse de champagne,
     Ton rire fou"...

Oui, printemps plutot leger et joyeux, apres un long long hiver :-) Reste plus qu'a trouver un champ de luzerne ! ;-)

 

May 26

Histoire d'ame

Il est des livres sur lesquels on tombe a point nomme, celui-ci en est un : Histoire d'ame, de Christiane Singer. Crise existentielle, 'nuit de l'ame' d'une femme qui a toujours vecu une vie conforme a l'idee qu'on se fait generalement du bonheur et de la reussite, une femme que tout le monde dit 'epanouie'... Quete de l'essentiel, analyse minutieuse du mal-etre ou plutot de cette impression d'absence a soi-meme et aux autres...C'est un tres beau livre !
 
Un petit extrait que j'aime bien :
"Je m'efforce toujours, en marchant, de suspendre ce ratata interessant que nous balbutie le gramophone radoteur de nos cerveaux et qui nous fait dire que nous pensons. Une designation bien fiere pour ce ramassis de fragments, de reminiscences, de boutons a coudre, de ressentissements mille fois ressasses, de factures impayees, de ce qu'a dit Machin et repondu Truc, d'associations simplistes; il n'est rien de plus a notre esprit, ce fatras, qu'a l'ocean la fange de dechets - bouteilles de plastiques, boites de conserves, capsules et caoutchoucs - recraches le long des plages.
Chaque fois qu'est branchee en moi cette radiophonie intarissable, je ne remarque rien de ce qui m'entoure, je rentre chiffonnee, vide - comme si je n'avais cesse, les yeux bandes, de pietiner. Mais chaque fois, au contraire, que je suis vigilante et stoppe cette jacasserie, l'air et le vent me traversent comme paysage; je deviens vaste et tout a en moi son echo : le craquement des arbres qui se repondent par intervalles, les cris d'oiseaux qui rayent le ciel, le bruit de grain moulu que font sous mes pas les brindilles seches. Alors, seulement, je me sais vivante." 
March 19

Dites-le !

Pouvoir mettre un mot sur nos mille frustrations, embarras et desagrements, eh bien ca soulage ! C'est l'ambition de ce petit dictionnaire dont je vous ai copie quelques extraits ci-dessous : Le Baleinie ! Bon moi je trouve surtout ca drole, mais a ma grande stupeur, ce n'est pas le cas de tout le monde. Certains ne trouvent pas ca drole DU TOUT !!! Le monde serait il divise entre qui rient ou ne rient pas en parcourant ce dictionnaire des tracas qui se moque de nous!

a@paz : ordinateur tetu qui vous signale des trucs

bernogue : numero qu’on ne se decide pas a supprimer de son repertoire

cliche-murner : se baigner en surveillant ses affaires

effidoptheque : personne qui vous serre la main en regardant ailleurs

ertezoute : personne qui vous tient la porte de si loin qu’elle vous oblige a presser le pas

hize : vieille gaffe qui vous hante encore

huindre : s’egarer au premier rond-point alors qu’on vient de vous expliquer l’itineraire en detail

jubitir : sortir souriant mais effondre de chez le coiffeur

loluber : parler a quelqu’un qui garde ses lunettes de soleil

liotte : dilemme noctambule se resumant a « j’y vais ou j’en r’prends un ? »

lordinien : personne a la table d’a cote qui ecoute tout ce que vous dites

ogartir : se rappeler seulement qu’on a dit «  ca va, je m’en souviendrai ! »

ouma-ouma : question que vous pose le dentiste quand il a les doigts dans votre bouche

pligotie : recommandation aussi bienveillante qu’inutile ex : « Ne vous coupez pas ! » quand vous ramassez du verre casse

psonque (adj) : franchement moche sur la photo

puiffer : se demander soudain si on avait pas rendez-vous ailleurs, ou ici mais hier

rasclap : fenetre de la voiture-bar du TGV concue pour vous barrer le paysage

rebourluter : faire des efforts enormes pour que ca se passe juste a peu pres bien

seillon-pinquer : devoir expliquer ce qu’il y avait de drole dans l’histoire

sirmouffer : sentir que la personne arrivee apres vous va essayer de passer devant

ufregam : nom de votre interlocuteur toujours aussi incomprehensible la deuxieme fois qu’il vous le repete

wincq ? : interjection qui exprime « est-ce-que je lui dis ? » ex : ta braguette est ouverte », « je te quitte »

xu : objet bien range mais ou ?

zoupard : distance entre le ticket de peage et le bout des doigts tendus (ordin. 5,3cm)

Alors, ca vous fait rire, sourire, vous laisse indifferent ? Le plus drole, sans doute, c'est d'utiliser ces mots entre inities ! Il parait qu'il y a une reunion bientot a Paris pour que chacun puisse venir proposer ses tracas por le tome 3 du Baleinie, mais je na'i pas encore reussi a savoir quand et ou ! 

February 03

Eloge de la fuite

Je ne resiste pas a l'envie de vous faire partager ma lecture du moment, un livre d'un grand scientifique francais, chirurgien puis biologiste du comportement, Henri Laborit. Il a notamment travaille sur la reaction organique aux agressions. Et donc le titre est 'Eloge de la fuite' et fait vraiment echo a mes preoccupations du moment....un petit extrait :
 
"Et puis certains, dont je suis, en ont un jour assez de ne connaitre l'autre que dans la lutte pour la promotion sociale et la recherche de la dominance. Dans notre monde, ce ne sont pas des hommes que vous rencontrez le plus souvent, mais des agents de production, des professionnels. Ils ne voient pas non plus en vous l'Homme, mais le concurrent, et des que votre espace gratifiant entre en interaction avec le leur, ils vont tenter de prendre le dessus, de vous soumettre. Alors, si vous hesitez a vous transformer en hippie, ou a vous droguer, il faut fuir, refuser la lutte si c'est possible. Car ces adversaires ne vous aborderont jamais seuls. Ils s'appuieront sur un groupe ou une institution. L'epoque de la chevalerie est loin ou l'on mesurait un a un, en champ clos. Ce sont les confreries qui s'attaquent desormais a l'homme seul, et si celui-ci a le malheur d'accepter la confrontation, elles sont sures de la victoire, car elles exprimeront le conformisme, les prejuges, les lois socio-culturelles du moment. Si vous vous promenez seul dans la rue, vous ne rencontrerez jamais un homme seul, mais toujours une compagnie de transport en commun.
Quand il vous arrive cependant de rencontrer un homme qui accepte de se depouiller de son uniforme et de ses galons, quelle joie ! L'Humanite devrait se promener a poil, comme un amiral se presente devant son medecin, car nous devrions tous etre les medecins les uns des autres. Mais si peu se savent malades et desirent etre soignes ! N'ont-ils pas suivi tres fidelement les regles du livre d'Hygiene et de Prophylaxie que la societe bienveillante a depose dans leur berceau a la naissance ?"
 
Ce livre expose un point de vue radicalement different sur les relations sociales, l'amour, la culture, la politique, la notion de personnalite, de libre-arbitre, et les problemes que pose la vie a chacun d'entre nous !
January 27

Retour sur images...la Birmanie (tiens voila du boudha ! bon ok elle est nulle celle la)

 
Voila j'ai enfin mis en ligne mes photos de Birmanie. Enfin du Myanmar. C'est un peu complique cette affaire de nom, puisque Birmanie vient de 'Bamar', qui est une ethnie majoritaire au Myanmar, mais finalement ce n'est pas la totalite de la population. De ce fait, Myanmar represente vraiment tous les habitants du pays. Mais les defenseurs de la democratie euh au Maynmar continuent de dire Birmanie par esprit de contradiction avec le regime militaire qui a change le nom de Birmanie en Myanmar. Les habitant quant a eux disent plutot Myanmar (Birmanie en fait ca leur rappelle les anglais ;-). Et dans Le Monde, ils disent Birmanie. Enfin bref c'est soi l'un soi l'autre !
 
L'occasion de me rappeler plein de beaux moments maintenant que je suis en France et passablement deprimee.
Ca va pas durer qu'ils disent (Ca me rappelle M. Demoral qui est demoralisant dans la minute de M. Cyclopede).   
 
Comme vous le voyez, j'ai pris PLEIN de photos !!
 
Le Golden Rock, un des plus grands lieux de pelerinage en Birmanie, est un enorme rocher dore en equilibre sur le bord d'une falaise. Pour aller au sommet de la colline, on embarque a l'arriere d'un camion (en fait une benne munie de bancs en bois espaces d'environ 20cm!) et c'est parti pour 1/2 heure de montees et de descentes vertigineuses, tout le monde rie, crie, et se cramponne aux voisins, l'enthousiasme des pelerins n'a pas de limite, c'est mieux que les montagnes russes !! Trop drole !!
 
La suite bientot...
 
Liens sur les moustache brothers et sur la Birmanie
 
 
 
 
January 06

New beginning

Me voila de retour a Paris. Dire que lorsque je prononcais le nom de cette ville il y a quelques semaines, les gens avaient des etoiles dans les yeux ? AH PARIS ! Enfin ce n'est pas une raison pour ne pas continuer a "voyager",
 il y a mille facons de voyager  !
 
Bonne annee a vous tous, et un petit conseil, issu d'un texte anonyme datant du 17eme siecle et trouve dans une eglise de Baltimore :
 
"Au dela d'une discipline saine, soyez doux avec vous-memes. Vous etes un enfant de l'univers, pas moins que les arbres et les etoiles : vous avez le droit d'etre ici (...). Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses reves brises, le monde est pourtant beau. Prenez attention. Tachez d'etre heureux..."
December 15

Arrivee a Rangoon

Je suis arrivee a Rangoon le 7 decembre, et j'ai d'emblee ete frappee par les couleurs et l'animation de cette ville. On sent bien les influences indiennes (les longyis - nom des sarongs locaux, la nourriture dans la rue, les visages, le betel - cette feuille fourree de noix d'arek qui donne aux dents une couleur rouge...). Beaucoup de batiments coloniaux decrepis aussi. On est tout de suite charme par la gentillesse des gens, et cette impression ne se dementira pas pendant mon sejour au Myanmar...
December 05

Celebrations

Depuis Luang Nam Tha, je suis partie a Muang Sing, une petite ville multi ethnique a une soixantaine de kilometres. J'ai loue un velo pour aller dans les villages alentours, mais vu l'etat du velo, je ne suis pas allee bien loin... Leks, me voyant en train de tenter de remettre ma chaine d'aplomb, m'a invitee chez elle, et nous avons joue et discute pendant que son frere s'activait sur le velo. Resultat : vingt metres plus loin, la chaine a carrement cede et je suis rentree a pied ! J'etais la-bas le jour de la fete nationale, le 2 decembre, et je dois dire que j'ai bien arrose ca a la "Beer Lao", en compagnie de quelques gais lurons, en mangeant des grenouilles grillees a la citronelle et en jouant au Pum Pao (crever trois ballons avec trois flechettes pour gagner des gaufrettes, des oeufs de caille ou des boissons energetiques), au son de l'orchestre local... C'etait tres drole, mais le lendemain fut difficile !!! En effet, j'ai passe la journee dans un bus deglingue, sur une route en construction et donc tres cahoteuse, pour atteindre enfin dans la soiree la frontiere Thailandaise a Huay Xai. Le tout avec la naussee et un bon mal de tete bien sur !
Depuis la frontiere j'ai rejoint Chiang Mai : Quel contraste ! Pour situer, Chiang Mai compte 1,6 millions d'habitants, Luang Nam Tha 25 000 !
Je cherche a rejoindre la Birmanie, mais aujourd'hui tout etait ferme, c'etait l'anniversaire du roi (79 ans !), alors je verrai demain ! En attendant je profite des plaisirs de Chiang Mai : massages, temples, piscine, bons restaurants...
December 01

La goutte de rosee se perd dans la mer scintillante...suite

"Vivir quiero conmigo,
gozar quiero del bien que debo al cielo,
a solas, sin testigo,
libre de amor, de celo,
de odio, de esperanzas, de recelo."
      Fray Luis de Leon
 
"Nous devons nous depouiller de la haine et de l'amour, des preoccupations, de l'attachement et voir les choses comme les voit le firmament, qui lui aussi est vide." (!) 
 
Pour vous faire partager quelques morceaux de ce petit livre sur le boudhisme (Jorge Luis Borges - Qu'est-ce que le boudhisme ?)...